Défendre la liberté, oui. Mais pas quand ça coûte des sous.
C'est qu'elle se passerait presque de commentaire cette petite phrase prononcée par Bernard Kouchner (Ministre des Affaires Etrangères), dont dépend le futur ex Secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme :
Je pense que j’ai eu tort de demander un secrétariat d’Etat aux droits de l’homme. C’est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l’homme et la politique étrangère d’un Etat, même en France.
C'est vrai. Il faut s'offusquer du non-respect des Droits de l'Homme et les condamner, mais pas quand il s'agit de partenaires économiques importants. Il ne manquerait plus qu'on perde des marchés en Chine (ou ailleurs) à cause d'un stupide texte écrit à l'époque où on pensait qu'il serait un jour utile et universel.
Et le Ministre de conclure
On ne peut pas diriger la politique extérieure d’un pays uniquement en fonction des droits de l’homme. Diriger un pays éloigne évidemment d’un certain angélisme.
Certes, mais j'avais eu la naïveté de penser qu'un pays étant à l'origine des Droits de l'Homme les défendrait un peu mieux. Au lieu de ça, on les enterre en beauté, et ça ne choque personne.
Un remaniement ministériel qui fait table rase des portefeuilles auparavant jugés inutiles.Au petit jeu des chaises musicales des ministres et secrétaires d'état, Rama Yade hérite de la chaise électrique. Le secrétariat d’Etat aux droits de l’homme dispar
Suivi: Jun 23, 21:48